Une p'tite (t'chiotte) picarde à Paris.

Une p'tite (t'chiotte) picarde à Paris.
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Bon ok, je dis Paris, bien que ce ne soit pas Paris-même, oui ce n'est pas Paris-Paris, je l'avoue. Pour être tout à fait franche je suis dans le 92, j'oscille entre Ville d'Avray et Saint Clouds. Mais bon, c'est tellement plus sensas' de dire Paris.
Et puis j'ai le droit, après tout, je suis face à la Tour Eiffel chaque fois que je prend le train.

Pour l'instant, je l'avoue mes relations avec la Capitale sont essentiellement constituées par des voyages Saint Lazard-Gare du Nord (siiii comme dans le Monopolie !) Toutefois je ne m'arrête pas là... J'ai aussi visité le RER.

Non, plus sérieusement, il m'est arivée d'aller me promener (me perdre) à travers les rues, mais j'avais eu la mauvaise idée pour mon excursion de choisir un dimanche. Oui, le week-end, Paris est aussi mort que nos petites campagnes picardes (ou presque, il y avait quand même un MacDo ouvert. Viva America !)

Sinon, j'ai également été visiter la BPI au Centre Pompidou ( Tous ces gens qui attendent, c'est incroyable) En parlant du Centre Pompidou, il y a juste devant une fontaine de Tinguely vraiment impressionante.
Vous devez vous dire que je dois vraiment pas avoir grand chose à raconter pour parler d'une fontaine...

Oh, bien sûr je pourrais vous parler des gens vraiment sympathiques de l'IUT métiers du livre, de mes professeurs et des cours :
"L'écriture à été inventée en -3300 par les mésopotamiens" nien nien nien (pas mal pour une chanson)
"La recherche du temps perdu de Proust pourrait se résumer en une phrase..." Mmmm... Ah ouais ?
"Jésus Christ est étudié par les élèves en psycho comme la figure même du paranoïaque" Puis, il nous parle de Tintin, super ce cour !
"... Et c'est comme ça que j'ai recontré François Mitterrand" Ouais, est-ce réellement une phrase significative du cour de sociologie ? (non non hein, j'aime beaucoup ce cour)

Enfin bref.

Je pourrais aussi parler de mes courses et de mes repas, de ma chambre dont la moquette est jaune et la papier peint bleu, de la carte Navigo (heureusement que je l'ai celle-là), du métro, de la gare de Saint Clouts (et de la Tour Eiffel => on reconnait la paysanne picarde, c'est celle qui saute sur place quand elle regarde le symbole de la ville)

Alors voilà.

C'est moi, la picarde à Paris, jeune fille dont on ne comprend pas la phrase quand, par inadverstence, elle ne se surveille pas et laisse son accent merveilleusement poétique la rattraper en assénant un "hein" ridicule à la fin d'une phrase.

Après tout, il faut se dire que la picardie n'est pas si loin, depuis la gare du nord, je ne suis même pas à une heure. (Il suffit d'attraper le bon train)

# Posté le jeudi 18 octobre 2007 10:59

Confessions stomacales d'un sociopathe 1/2

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BIEN LE BONJOUR !


Mes très chers lecteurs, je vais placer ci-après une nouvelle écrite par mes soins est dont le titre est pour le moment "Confessions stomacales d'un sociopathe".
Elle est destinée à un concour qui a pour thème "La colère". Ca me ferait très plaisir si vous pouviez la lire, ne serait-ce qu'en partie, et me donner votre avis.
Il est également possible de commenter le titre, de m'expliquer pourquoi il ne semble pas convenir et, si possible, de m'en proposer un autre. Ce dernier point ne pourra se faire que dans la limite du dimanche et du lundi, car demain soir, elle sera postée.
Merci pour vous futures réactions.

Mais soiyez pas trop sincère quand même si ça ne vous plaît pas. :) Bouh la lâche ! Honte sur moi.

1/2


Mon psychiatre m'exhortait à exprimer ma colère. Il m'enjoignait à définir mes griefs et à les signaler à autrui. A son sens il était extrêmement mauvais de conserver toute cette fureur qui grondait en moi. Si je ne me prêtais pas au jeu, elle s'installerait, disait-il.

Il avait diagnostiqué chez moi une tendance exagérée à refouler toute sorte de sentiments dès qu'ils se présentaient à la surface.

Quelle perspicacité ! songeais-je, ironique. Voilà donc les genres de déductions auxquelles aboutissait le panel de diplômes qu'il arborait derrière son bureau. Indubitablement, on ne pouvait que se trouver impressionné et applaudir allégrement.

Bien évidemment, je conservais tout cela pour moi. Faire preuve de sarcasme à haute et intelligible voix, ç'aurait été exprimer le commencement d'une émotion. Je ne souhaitais pas briser la théorie de mon psy.

J'avais appris à chasser tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un sentiment dès ma plus tendre enfance.

Il en était de même pour l'auteur de mes jours, bien que celui-ci noyât le peu d'émoi qu'il éprouvait dans du crack et une bouteille de vodka. Net progrès, donc, en comparaison à la figure paternelle. Car, de mon point de vue, j'étais parvenu au même résultat sans avoir à recourir à l'alcool et la drogue. Je pouvais par conséquent me considérer comme un autodidacte.

Le rejet de toute émotion avait très certainement débuté dans la cour de récréation.
Et là, je m'arrête pour soulever un point capital qui peut prêter à confusion.

Un amalgame devrais-je dire, qui émerge dans le cerveau de tout adulte mentalement sain – ou du moins l'état d'esprit qui s'en rapproche approximativement. Ils déclarent, en effet, que l'enfance est synonyme d'innocence. Faux ! m'exclamerais-je s'il leur venait l'idée saugrenue de me demander mon opinion. C'est là une affirmation d'êtres qui n'ont plus été enfant depuis si longtemps qu'ils ne peuvent décemment plus conserver de véritables souvenirs de ce que l'on éprouve à cette époque là. Faute de quoi, assurément, la majorité des hommes de cette planète s'offriraient une vasectomie.
Parce qu'un enfant, c'est avant tout un adulte en préparation. Une espèce d'échantillon gratuit. Rien de plus, qu'un connard en miniature.

Donc, s'il y a sur cette planète, un être aussi pervers qu'un homme, c'est bien son gosse.

Les enfants sont cruels et dangereux, à n'en pas douter, ils prennent plaisir à faire souffrir leurs petits camarades, uniquement parce que cela leur apparaît distrayant.

Ils étaient devant moi comme une meute de hyènes devant leur proie, ricanant, méchants, violents parfois. Juges des apparences. Bourreaux du non conventionnel.

Alors ils m'insultaient, moi, mes vêtements, mon allure globale, en visant plus particulièrement ma catégorie sociale.

Toujours dans l'exagération. Toujours dans le mépris.

« Pouilleux ! » « Clochard ! » « Gitan ! » Comme les mots peuvent être blessants. Et spécifiquement dans l'oreille d'un enfant qui n'a rien pour se défendre. Pas même un ami, pas même la rhétorique – pour le peu que cette dernière ai pu avoir la chance d'influencer un groupe.
Ma réaction, la seule que je connaissais alors, était de réfréner la colère, parfois brûlante, parfois glacée, qui jaillissait en moi et de patience jusqu'à ce qu'ils se lassent ou que la cloche raisonne.
Je me considérais comme une bouilloire. La rage était comme l'eau qui écumait en moi, frappant désespéramment contre les parois sans pouvoir se déverser d'elle-même.

L'école n'était pas l'unique lieu où j'avais compris qu'il me fallait abandonner la pensée d'exprimer ce que je ressentais.

Auprès de mon père, et tout le long de mon existence – soit quinze ans de misérable ébullition silencieuse -, il était devenu clair qu'il était préférable de refréner tout jugement.

Au point que le gamin que j'étais avais trouvé cela tout à fait naturel que son père s'offre une pipe en verre - ainsi que la garniture habituelle qui l'accompagnait -, avec l'argent de la cantine scolaire.
Les pilules et les séances de thérapie étaient supposées m'aider à me comporter comme une personne normale.
Pas comme un sociopathe.

Je m'explique. Jusqu'à il y a peu de temps, j'étais ce que l'on peut qualifier – et nul, de ma famille, aux adolescents de mon collège ne s'en privaient, croyez-moi – de « bizarre ». Je le reconnais. Mais, voyons les choses ainsi, mon cas relevait davantage de la psychologie que de la psychiatrie.
J'étais un asocial, à la frontière de l'agoraphobie, tout ce qu'il y a de plus complexé et renfermé. Rien de bien grave. Dans le sens où, je n'ennuyais personne. Bien qu'on ne put dire que la réciproque fut exacte.

Depuis mon enfance, je canalisais toute la colère que déclenchaient chez moi les gens que je rencontrais. Car, tous, sans la moindre exception, avaient immanquablement quelque chose à redire à mon propos.

J'étais trop mal habillé. Trop chétif. Trop silencieux. Trop timide. Trop passif. Trop contemplatif. Trop médiocre. Trop inamical. Trop inexpressif. Pas assez vivant.

Et chaque fois la critique venait me percuter avec la violence d'un uppercut. Et là colère enflait. Elle s'installait dans chaque partie de mon corps. Là où elle s'exprimait le plus clairement était dans mon cerveau.

J'avais fini par la personnifier sous la forme d'un tout petit bonhomme rougeaud, grognant et trépignant. Il avait décidé de s'installer dans ma tête après en avoir longuement débattu avec lui-même. « Mmm... Un peu sombre et poussiéreux, mais une bonne déco et ça devrait aller. » Il avait ramené ses meubles high-tech, passé un bon coup de balai et décidé que l'ensemble lui convenait.
Le problème qu'il n'avait pas pris en compte toutefois, c'était que vivre dans mon crâne, c'était comme habiter près d'une rame de métro. Chaque fois qu'on m'importunait – approximativement à la même fréquence que le nombre de passage sur une ligne du même métro -, les murs de sa demeure se mettaient à trembler. Et le petit bonhomme fulminait, tapait contre les parois sans pouvoir rien faire. On n'arrête pas un train qui passe.

Bien sûr, il avait évidemment fallu que la bouilloire explose.

C'était à ce moment-là que j'étais passé de la catégorie « dégénéré léger » à celle de « carrément fêlé et bon à enfermer ».



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Confessions stomacales d'un sociopathe 1/2

# Posté le dimanche 26 août 2007 10:45

Modifié le dimanche 26 août 2007 11:02

Confessions stomacales d'un sociopathe 2/2

Confessions stomacales d'un sociopathe 2/2
2/2

Le docteur Rocher, mon psy (dit comme ça, ça peut presque paraître classe, genre publicitaire New-yorkais « Mon psy pense que mon Moi profond est défini par mon Ça et que je dois apprendre à canaliser mon agressivité dans une ½uvre constructive ».) Mon psy, donc, semble s'intéresser davantage à la métaphore qui piaille dans mon cerveau qu'à ma propre personne.

« Et donc, qu'est-ce que ce ''petit bonhomme'' a fait quand Thomas est passé devant toi au réfectoire ? » J'ai dis qu'il avait pété un vase. Ça l'a fait sourire.

Si le gnome qui vit dans mon crâne est le plus expressif de son mécontentement, ce n'est pourtant pas lui qui a réussi à briser mon contrôle mental. Bien que je ne doute pas qu'il y ait joué un rôle – en tant que protagoniste mineur, cela va sans dire.

Car là où tout s'est joué n'était pas dans ma tête. Peut-être aurait-ce été préférable, j'aurais pu me contrôler. Peut-être.

« Qu'est-ce qui a provoqué l'éruption de ta colère, Alexian ?
- J'avais la rage au ventre.

- Explique-moi ça. »

Mais je ne pouvais pas. J'avais essayé néanmoins. Je lui avais dis que c'était comme si mon estomac était en train de pourrir. Comme si chaque nouvelle injure contribuait à sa putréfaction et qu'il se détachait de moi. Devenait un être à part entière.

Il s'agissait là d'une fort mauvaise chose. Effectivement, si mon cerveau était un nain hystérique, mon ventre était un vampire glacial qui prenait plaisir à la douleur d'autrui.

« Tu as pris plaisir à faire ce que tu as fait à ce garçon, Alexian ? »

J'ai haussé les épaules. Que pouvais-je répondre à ça ? Ce dont je me souvenais c'était d'une grande obscurité, puis du sang qui m'avait aspergé.

Mon ventre, en tout cas, avait été enchanté. Mais je ne pouvais décemment pas dire ça. On ne peut accuser son estomac de folie furieuse. Je me trompe ?

Le docteur Rocher m'encourageait à exprimer ma colère. Lorsque quelque chose me mécontentait, je devais en informer le responsable aussitôt. Le but de l'exercice était de m'obliger à exprimer mon dépit et donc cesser de le canaliser. Ainsi, je ne serais plus un danger pour les autres, puisque je ne risquerais plus à tout instant d'arracher à coups de dents l'oreille d'une de mes fréquentations.

L'événement s'était produit durant un TP de physique-chimie. J'avais été contraint, à mon grand damne, de former un tandem avec Léonard Gautier. Mais si cela me dépitait, j'aurais presque pu paraître jovial en comparaison à mon camarade.

J'étais terrifié à l'idée de mal faire, aussi ai-je, évidemment, tout raté. J'en étais même venu à omettre de prendre une pince pour tenir le tube à essais au-dessus de la flamme.

Inévitablement, et comme à mon habitude, les insultes avaient fusé pour me rappeler mon inefficacité. Au cas où j'en serais venu à l'oublier moi-même.

J'étais un empoté, un incapable, totalement inutile et abruti de surcroît, ainsi que tant d'autres noms d'oiseaux inamicaux sans le moindre rapport avec l'apparition d'un précipité bleu.

Au final, le professeur avait fini par nous morigéner en nous montrant la façon dont nous aurions dû nous y prendre. Gautier avait serré les dents sous les remontrances, certain que j'étais l'unique responsable de notre échec. C'était globalement exact, cependant, on ne pourra m'enlever de l'idée qu'il avait une part de responsabilité dans cette lamentable expérience – scientifique et humaine.

Il avait toutefois décrété, puisque j'étais incapable de travailler correctement que, peut-être, parviendrais-je à davantage de résultats en ce qui consistait à récurer les tubes à essais.

Je l'aurais fait sans protester, comme toujours, et les choses se seraient arrêtées là, s'il n'avait pas décidé de faire preuve de zèle.

« Nettoies bien ça, crado, la crasse ça te connaît ! »

Ce n'était qu'une insulte comme une autre. Une de plus. Mais il s'était alors produit quelque chose dans mon ventre. C'était comme si le n½ud qui l'encerclait depuis ma plus tendre enfance avait explosé.

Je n'avais pas eu conscience de ce que je faisais.

Cela ne m'avait paru qu'un infime instant de ténèbres. Pourtant, quand j'avais cligné des yeux, j'avais vu le sang qui avait giclé sur mes mains. Ç'avait été comme si le volume jusqu'alors mis sur ''off'' s'était ouvert, car j'avais entendu des cris stridents raisonner autour de moi.

Une sensation étrange entre mes dents closes. J'avais craché. Les hurlements avaient décuplés tandis que trônait sur le sol, l'oreille arrachée de Léonard Gautier.

On avait alors tenu à m'envoyer dans un Centre pour ''adolescents perturbés'' afin de prévenir toute autre crise de folie.

Il y avait en ce lieu plus de jeunes gens dérangés psychologiquement que je ne l'aurais cru possible. Trop fous pour être pardonnés. Pas assez pour aller en HP.

L'hôpital psychiatrique, c'était notre croque-mitaine à nous, celui qui nous attend derrière la porte si on n'y prend pas garde. Un faux pas et on trébucherait dans une camisole, direction la chambre capitonnée.

Mon psychiatre affirmait que si je suivais ses conseils, je pourrais retrouver une vie normale, m'installer dans la société et devenir un citoyen digne de ce nom. Soit, un de ceux qui n'ont pas une tendance au cannibalisme.

Ça ne m'intéressait pas vraiment. La folie, c'était comme la colère, c'était confortable. Parce que beaucoup plus facile.

Les employés du Centre nous faisaient miroiter la promesse d'une santé mentale, mais au final, c'était comme du zirconium, du diamant, ça n'en avait que l'aspect.

J'avais goûté à la saveur de la démence. Je ne dis pas que ça m'avait plu. Un peu trop acide à mon goût.

Cependant, c'est un bien trop grand effort que d'être normal. Oh, je ne doute pas que certains y parviennent parfaitement, qu'ils sont conçus pour cela dès leur naissance et sont élevés dans cette optique. Personnellement, ça ne m'a jamais semblé, ni possible, ni attrayant... trop amer.

La colère, elle, est comme les épices. A petite dose, c'est agréable, trop importante, cela peut devenir douloureux.

Décidemment, mon estomac a pour moi une grande place.


=> Héhé j'ai eu le prix !!!

# Posté le dimanche 26 août 2007 10:31

Modifié le vendredi 23 novembre 2007 10:38

♪Il voudrait être un méchant de James Bond...♪

♪Il voudrait être un méchant de James Bond...♪
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Salutations distinguées,


Aujourd'hui je vais vous raconter une petite histoire.

Je connais un type dont l'ambition absolue est de détruire le monde et, à plus long terme, l'univers.

Lorsqu'il était enfant, il était plus petit et chétif que tous les autres, alors il n'était pas rare que les autres enfants se rient allégrement de lui (oui, c'est une espèce cruelle).

N'étant ni très agil, ni très attentif, j'ajouterais que l'espace autour de lui compliquait le tout.

Il lui suffisait, par exemple, d'avancer dans les bois qui bordaient sa petite banlieu huppée tranquille, pour qu'il lui arrive quelque malheurs.
Lorsqu'il était en short, il revenait à la maison, immancablement, les jambes égratinées jusqu'au sang par les ronces.
Dans le cas où il se montrait plus prudent et mettait un pantalon, il n'arrivait pas une fois où il ne le troue pas.
Il faut dire que s'il y avait une pierre, il s'empiergeait immancablement et s'ouvrait le genou. C'était alors sa Maman qui le corrigeait à coups de punitions multiples et diverses pour lui apprendre à prendre soin de ses vêtements.
Et lorsqu'il n'avait affaire ni aux ronces, ni aux pierres, les arbres devenaient ses ennemis.
Au choix, une branche lui claquait dans le visage, ou, par inattention, il se cognait dans un tronc (évènement plus rare mais extrêmement douloureux)

Quoi qu'il en soit, il en était venu à haïr, non seulement les humains, mais également la nature elle-même.
Il avait en effet la certitude que l'univers tout entier s'était ligué contre lui.
S'il y avait une flaque d'eau, de boue, ou une merde de chien (oui cela advient même dans les quartiers les plus respectables), inévitablement, le malheureux marchait dedans.
Il en était venu à la conclusion, parfaitement légitime, qu'un plan cosmique avait été monté contre lui.

En grandissant, son ambition devint donc de détruire tous ses ennemis d'un seul coup.

Comment ? Là était la question primmordiale !

Tout d'abord, évidemment, il croyait pouvoir inventer une machine à remonter le temps, ramener quelques dinosaures à notre époque et les laisser massacrer les hommes et puisqu'il savait que des météores devaient tomber sur les dinosaures, il comptait bien sur elles pour finir le travail.
Malheureusement pour lui, le petit se rendit rapidement compte qu'il était aussi nul en science, qu'en biologie, qu'en algébre, qu'en... Bref, il serait bien incapable de construire cette machine à remonter le temps tant désirée.

Il avait ensuite pensé à négocier avec les peuples extraterrestres, mais il semblait que ceux-ci n'étaient pas très... locaces et ne se décidaient à venir envahir la planète.

La réponse vint d'elle même sur le poste de télévision de ses parents et les images re-diffusées des drames successifs d'Hiroshima et Nagasaki. Un instant, les yeux du garçon s'illuminèrent et il comprit ce qu'il lui restait à faire.

Il allait devenir Président de la République, ainsi il aurait entre ses mains le pouvoir de destruction absolue, celui de la Bombe Atomique.
Et alors, il pourrait réaliser son rêve de toujours, et détruire l'univers méprisé et détesté.

Prenez garde. Peut-être un jour se présentera-t-il pour devenir Président. Ou l'est-il déjà...


Il est également possible que nous tous réalisions son rêve avant même qu'il n'y parvienne.

# Posté le vendredi 06 juillet 2007 10:12

Modifié le vendredi 06 juillet 2007 10:40

Article dédié à des personnes extraordinaires.

Article dédié à des personnes extraordinaires.
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C'est ce qu'on appelle une happy end ?



Son nom sur une liste. Mon nom sur une liste.
Une croiX dans la première colonne.
Et la même chose pour ces cinq merveilleuses amies.
Et pour beaucoup d'autres.

Une chenille à huit pattes, avec un noeud rose sur le crâne, un large sourire et des yeux bleus globuleux.
Je l'imagine parfaitement avec un narguillé celle-là. Ah ! Encore un souvenir de cette année mémorable je crois.

Un groupe d'amies comme mon esprit abreuvé de téléfilms américains en rêvait enfant.
De ces gens avec qui tOuT sEmbLe pOssiBLe, avec qui on oSe êTre sOi mêMe (voir un peu plus), ces gens qui tRaduiSenT ta peNséE, ces gens qui t'impReSSioNenT, ces gens uN peU fOuS, ces gens que tu AiMeS.
Je vous aime.

Une page qui se tourne.

La fin d'une époque.

Un noeud au ventre.

C'est ça mon rêve :

On vivra dans le même quartier.

Aux alentours de 20 heures chaque soir on viendra frapper à la porte de l'autre. Pas besoin d'en faire plus. On ingurgite sucreries, une boisson à la main. Affalées sur le canapé. On rit. On crie. On chante. On fait tout ce qu'on a fait cette année.
Est-ce que les voisins taperont contre les murs pour nous faire taire ?

<Chante encore plus fort !!!

"C'est la chenille qui redémarre."



Quoi qu'il en soit j'ai mon baccalauréat.

J'écris un article.

Et je vous aime. Encore.
Parce que je ne vous le dirai jamais assez.
Merci pour cette année et tout ce que vous m'avez aportée.




C'est ce qu'on appelle une happy end ?





... Et si tout ne faisait que commencer ?

# Posté le lundi 02 juillet 2007 15:47

Modifié le vendredi 06 juillet 2007 10:47